
Dans cette nouvelle édition de "Sports Science", une émission chargée d'expliquer des faits sportifs avec une approche scientifique, B.J. Penn se prête au jeu en appliquant un étranglement arrière sur le présentateur de l'émission. Le but étant d'étudier ce qu'il se passe dans le corps humain lors d'un étranglement. Voici la vidéo et les explications en dessous :
L'animateur commence par nous dire qu'il faut seulement 5 livres (2,2 kg) de force pour étrangler quelqu'un. C'est moins de force nécessaire que pour briser un oeuf cru dans sa main. Les données montrent que Penn peut générer 34 fois plus de force avec son étranglement arrière, soit 163 livres (74 kg).
Ensuite, l'animateur de l'émission, John Brenkus, va selon ses propres mots "offrir son corps à la science" afin d'expliquer ce qu'il se passe lors d'un étranglement arrière. Il va avoir plusieurs capteurs sensoriels sur le corps, au cerveau et au coeur, qui permettront aux scientifiques d'étudier seconde par seconde ce qu'il va se passer lors de la soumission.
On passe ensuite à l'expérience. Brenkus nous avertit que bien sûr, il ne faut pas reproduire cela à la maison, sans l'encadrement de professionnels agréés. L'ancien champion UFC des poids légers procède à l'étranglement, et après quelques gémissements, le cobaye s'évanouit.
Les faits et les explications point par point :
- Le cerveau représente seulement 2% du poids total du corps humain mais utilise 20% de l'oxygène nécessaire au bon fonctionnement du corps.
- Quand le bras de B.J. fait pression sur les artères carotides du cobaye, le flux sanguin, donc l'apport en oxygène au cerveau, se réduit de 13%.
- Au bout de trois secondes, l'activité musculaire double, dû aux battements accélérés du coeur.
- Au bout de six secondes, la vision de Brenkus commence à partir.
- Au bout de huit secondes, les interactions entre les 8,2 milliards de neurones dans son cortex frontal s'interrompent, ce qui court-circuitera sa mémoire de court terme.
- Au bout de neuf secondes, il est complètement évanoui. Son cerveau est en mode survie, son rythme cardiaque baisse de 124 à 80. L'activité cérébrale et respiratoire ont décru de 65% et 55% respectivement.
- Une fois que Penn relâche la prise, son coeur se remet à battre très agressivement pour réanimer le cerveau avec de l'oxygène et du sang, avec un afflux de 12 millilitres par seconde. Le cerveau se remet en route après seulement 3 secondes.
Pour finir, la voix-off nous informe qu'à l'UFC, 95% des combattants abandonnent avant de s'évanouir et que personne n'a encore eu de séquelles graves à la suite d'un étranglement.
B.J. Penn, qui au passage affrontera Frankie Edgar à l'UFC 118, conclut en disant qu'il préfèrerait beaucoup plus se faire étrangler que se prendre un KO, car un "choke" ne provoque pas de coupures ou de perte de dents.
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Analyse : La préparation à l’étranglement par B.J. Penn
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Par ThomasV, 2010-05-21 15:58:56
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