
Kenny Florian parle, dans une interview accordée à Fighters Only, de son combat contre Gray Maynard à l'UFC 118, de sa préparation, de B.J. Penn, Frankie Edgar, ainsi que de sa dernière victoire face à Gomi.
Tu vas affronter Gray Maynard à l'UFC 118 de Boston. Que penses-tu de ce combat ?
Je pense que j'ai beaucoup à gagner. Beaucoup de gens le considère comme un prétendant à la ceinture des poids légers de l'UFC et il représente un vrai challenge.
Toi, Gray, B.J. et Edgar, représentez-vous le top de la catégorie des 155 livres (70 kg) ? Que penses-tu du fait que Penn va immédiatement obtenir une seconde chance à la ceinture ?
Frankie est le champion, et en ce qui concerne B.J. et le title shot, je n'ai aucun problème avec cela parce qu'il est une légende et parce qu'il a conservé la ceinture pendant autant de temps. Gray de son côté a si bien réussi dans la catégorie, personne n'a été capable de le battre. Ces trois gars sont les trois premiers et j'espère que je suis le numéro 4. Quand on voit l'arsenal de Gray, on peut dire que c'est une menace. Il n'est peut-être pas le plus passionnant à regarder combattre, mais il est solide partout.
Ce combat contre Gray Maynard était quasi-inévitable.
Il m'a mis au défi depuis un petit moment. Il a dit qu'il voulait affronter le gagnant du combat entre Takanori Gomi et moi. Il se sent confiant en ce moment et il semble qu'il ait gagné beaucoup de confiance après le combat contre Diaz. Immédiatement après, il ne pensait pas qu'il était prêt pour Penn mais soudainement, il a changé de discours et on dirait qu'il l'est maintenant. Il a dit qu'il voulait affronter Frankie, qu'il a l'arsenal pour offrir un challenge à B.J. également, maintenant il veut se battre contre moi. Il a du pain sur la planche ! Il est très confiant actuellement, tant mieux pour lui.
Tu évolues constamment de combat en combat, est-ce quelque chose sur lequel tu te focalises ou c'est un processus naturel ?
Je pense que la clé est de ne jamais être satisfait avec vos compétences, et vous devez tout le temps apprendre. Je le dis tout le temps, je n'ai pas changé de disque, si vous ne vous améliorez pas dans ce sport, vous vous empirez.
Tu es récemment passé de la tutelle de Marc Dellagrotte au Club Sityodtong à celle de Firas Zahabi et de Georges St-Pierre au Tristar. Quelles sont les différences entre les deux camps d'entraînement ?
Le plus grand changement a été celui de la méthode et du style que j'emploie dans mon pieds-poings maintenant. J'ai de bien meilleurs partenaires d'entraînement maintenant, je travaille avec des combattants très actifs, talentueux, qui me poussent à l'entraînement tous les jours et je m'améliore grâce à ça.
Je me base maintenant sur un style orienté boxe anglaise, qui est suivi de près. Les méthodes sont complètement différentes. Mon coach a des objectifs précis pour chacun de mes combats, tous les punches sont comptés... Ca a vraiment inspiré le reste de mon équipe aussi.
Tout est bien organisé, c'est comme si j'avais une nouvelle stratégie tous les jours et que j'entrais dans la cage pour faire ce qu'ils me demandent. J'ai réalisé de grands progrès grâce à cela et je pense que j'ai beaucoup de [nouvelles] choses à montrer. Ma lutte s'est bien améliorée, mon pieds-poings, mon jiu-jitsu.
Tu as lancé beaucoup de directs contre Takanori Gomi, c'était comme si ce coup de poing a été la clé du succès.
J'ai beaucoup travaillé sur mon direct du bras avant, ça faisait partie intégrante de ma stratégie. J'ai une bonne allonge pour un poids léger, et je voulais l'utiliser. A chaque fois qu'un gars jette un crochet, le direct le vaincra toujours. Lors de mon camp d'entraînement, je lançais 500 à 1000 directs chaque jour, ils étaient tous comptés.

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Fedor c'était un